L'interview du jour : Aider les techniciens à lutter contre le froid

Publié le 13/01/2014

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Nommée l'an dernier présidente de la commission Hiver d'EPI Center, Anna Valente a rejoint, tout comme la société Securival, le groupement de distributeurs indépendants d'EPI. Elle nous explique que les équipements de protection individuelle ont su évoluer au fil des années avec des solutions répondant aux problèmes et aux contraintes posés aux opérateurs sur les lieux d'intervention.
Le réseau de distributeurs d'équipements de protection individuelle* regroupant une cinquantaine d'acteurs a mis en 2012 à la tête de sa commission Hiver – commission historique du groupement – Anna Valente, actuelle gérante de Securival, ue société familiale située à Belleville-sur-Meuse qui depuis quatorze ans commercialise « de tout », comme elle dit ; c'est-à-dire toute sorte de vêtements de travail chargés d'habiller les professionnels de l'industrie et autre, de la tête aux pieds.
Composée de six personnes – parmi lesquelles le frère et le fils de la gérante – l'entreprise meusienne a depuis quelques années augmenté la part de ses produits consacrés à la protection contre le froid. Les compétences de la société Securival en la matière et celles – de fait – d'AnnaValente ont certainement justifié sa nomination même si, le rappelle la présidente, « ce domaine de la commission Hiver est particulièrement transverse puisqu'il concerne à la fois les gants, les chaussures et les vêtements pour le corps comme les blousons, les pantalons, le Softshell, les parkas et les gilets matelassés ».
Mais comme beaucoup de questions abordéesdans le développement des équipements de protection – en particulier pour la protection individuelle – les problématiques sont toutes autres.
« Il s'agit avant tout de répondre à une demande de vêtements à la fois chauds, respirants et légers, tout en restant abordables. Le but de la commission étant d'essayer de fournir le meilleur de la qualité au meilleur prix.
C'est pourquoi nous proposons toute une gamme de produits allant des premiers prix à l'exemple des polaires et des giletsVosges – c'est-à-dire sans manches (NDLR) – à des solutions plus évoluées ». La tendance, nous rappelle Anna Valente, est aujourd'- hui aux textiles et aux produits beaucoup plus techniques, souvent munis de membranes qui coupent du vent, à l'image du pull Stop-R. Ce produit est composé de membranes coupe-vent qui favorisent ainsi l'évacuation de l'humidité.

La préoccupation première : le port de l'EPI

Autre problématique abordée par les distributeursde cette commission Hiver : la visibilité, ou plutôt la « haute visibilité », c'est-à-dire des équipements répondant à une norme de niveau 3.
Dans ce cas, gilets, parkas, vestes multi-poches et softshell sont proposés avec des bandes réfléchissantes, dans les couleurs jaunes ou orange (selon l'exigence de la réglementation), et tout en répondant aux besoins de chaleur, de confort et de légèreté évoqués plus haut ; du quatre en un en somme.

Il faut dire que les fabricants d'EPI ont l'habitude de compiler les technologies sur unseul et même vêtement pour mettre au point un produit qui, tout en assurant un niveau maximum de protection, devra être assez confortable et suffisamment « sexy » pour être systématiquement porté sur les lieux d'intervention, en particulier dans les métiers de la maintenance.
Et la commission Hiver, en devant habiller et protéger de la tête aux pieds, se heurte forcément au scepticisme de certains acheteurs dont l'une des principales préoccupations est le port d'équipements pas toujours évidents tels que les gants, dont l'épaisseur peut entraver certaines opérations manuelles et délicates.

De plus, tout en étant chaud, le gant – dont la matière conseillée est le thinsulate – ne doit pas faire transpirer sinon le froid se fait d'autant plus ressentir. Pour les autres vêtements, les faibles températures de l'environnement de travail, que ce soit à l'extérieur ou à l'intérieur de certains entrepôts, en particulier dans les chambres froides que l'on peut trouver dans l'agroalimentaire, incitent tout naturellement le port de ces EPI.
Ainsi, du caleçon thermique au tee-shirt, en passant par les chaussettes, les bonnets, les cagoules et les bottes en polyuréthane, Anna Valente constate une réelle prise de conscience dans la nécessité de porter ce type de vêtements. Car des travaux publics aux coopératives agricoles en passant par les couvreurs et les opérations sur des sites industriels, le froid touche tous les opérateurs de maintenance, dans la quasitotalité des lieux d'intervention "

Olivier Guillon

Source : Maintenance & co - www.maintenanceandco.com

* EPI Center, dont les locaux sont implantés àVillefranche-sur-Saône et dont la création il y a un peu plus d'un an a fait suite à une entité précédente baptisée les Préventistes, comprend plusieurs commissions, parmi lesquelles les commissions Hiver (la commission « historique » du groupement), EPI, Vêtements de travail, Blanc (pour le médical et le secteur agroalimentaire notamment) ainsi que la commission Sportswear.

 
 

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