L'interview du jour : REIMS, « DAVOS DU MADE IN FRANCE »

Publié le 09/09/2016

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De Juppé à Montebourg, de Le Pen à Mélenchon : ils seront très nombreux à participer aux deuxièmes Assises du Produire en France.

Alain Juppé, Arnaud Montebourg, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Bruno Le Maire, Cécile Duflot, Nicolas Dupont-Aignan... Et la liste des participants au Grand oral de l'Elysée, organisé lors des Assises du Produire en France, les 8 et 9 septembre à Reims, n'est ni exhaustive, ni close.

Côté chefs d'entreprise, ils seront plus de 600. Parmi eux, les président(e) d'Amazon France, de Nestlé France, d'EDF, de la RATP... Le président du Medef viendra peut-être faire un saut. Bref, ces Assises nationales, qui se tiennent pour la deuxième année consécutive dans la cité des sacres, entendent marquer fortement le coup.

Histoire de savoir ce que les candidats à l'élection présidentielle « ont l'intention de faire par rapport au patriotisme économique », a souligné le député Yves Jégo (UDI), à l'origine de la création du label « Origine France garantie ». À l'inverse, poursuit le président fondateur de Pro France, « comment, par exemple, des grands de la distribution, tel Amazon, peuvent-ils aider à distribuer les produits du Made in France ? ».

D'Attali à la fusée Ariane

Quatre tables rondes émaillent ces deux jours avec en toile de fond « l'avenir du patriotisme économique » et ses répercussions en termes de lisibilité pour les consommateurs, d'économie et d'emplois, de lutte contre la fraude... Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand et président de la Fondation Positive Planet, donnera le « la » du Grand oral de l'Elysée.

Yves Jégo a également annoncé qu'après le succès rencontré l'an passé par ces Assises, l'événement deviendrait annuel et continuerait à être organisé à Reims, malgré « beaucoup de demandes d'autres villes ». Son ambition : qu'elle devienne « le Davos du Made in France », allusion au forum économique mondial qu'accueille cette station suisse. Une « consécration », aux yeux des deux principaux élus de la deuxième ville de la nouvelle région Grand Est, Arnaud Robinet, son maire, et Catherine Vautrin, présidente de Reims Métropole.

Le savoir-faire local, qui va du champagne aux câbles équipant la fusée Ariane, a été mis en avant, tout comme la manière dont la cité et son agglomération travaillent en proximité avec la CCI. À quoi s'ajoute son nouveau « positionnement géostratégique » : Reims était déjà à 30 minutes de l'aéroport Charles de Gaulle, elle est désormais aussi à une heure vingt de Strasbourg, c'est-à-dire « aux portes de l'Allemagne ».

Actu web / Article de Catherine Daudenhan – Pour l'Est Républicain - 02/09/2016

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