L'interview du jour : Un moral d’acier !

Publié le 15/12/2014

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 Une grande enquête menée par les équipes du SEPEM révèle les projets et les tendances des industriels de notre région. Dynamique et signes de reprise sont là.

UN MORAL PLUTÔT BON DANS NOS INDUSTRIES

Comment vont nos industriels ? Bien, merci...

Dans le Nord, près de 60 % d'entre eux vont plutôt bien, voire très bien. Environ 25 % vont « couci-couça » et seulement 15 % ont le moral totalement en berne.

Par secteur d'activités, le transport reste optimiste. Bonne santé également dans les secteurs de la pharmacie, de la cosmétique, de la biotechnologie, de la mécanique générale et de précision et de la chaudronnerie.

A Douai, le SEPEM Industries est une manifestation organisée par et pour les industriels.

Pour sa 5e édition, une grande enquête a étudié de très près le moral de plus de 63 000 décideurs. En cette fin d'année 2014, elle donne une carte du Grand Nord particulière et enrichissante. Elle expose un instantané sur les nouveautés, les projets et les tendances de toutes les industries du Nord-Pas de Calais.

Elle en dit surtout long sur la bonne santé de nos industriels et sur leur volonté de porter haut l'étendard de leur région.

Un moral plutôt bon...tout comme nos amis belges

Pas de surprise, les industriels ont quasiment tous le moral. Près de 60 % d'entre eux vont plutôt bien, voire très bien dans l'Aisne et dans une moindre mesure le Nord et le Pas de Calais. Sans aucun doute, ils profitent de l'effet belge... car chez nos voisins frontaliers le moral est carrément au

beau fixe avec plus de 85 % de leurs ressortissants plutôt optimistes.

Par secteur d'activités, les industriels de la mécanique et le grand monde de la pharmacie, de la cosmétique et de la biotechnologie sont plutôt optimistes. Ils sont le fer de lance d'une industrie pas du tout déprimée...

Pour tout dire, les métallurgistes, les sidérurgistes, les fondeurs et les constructeurs automobiles ont également le moral plutôt au beau fixe.

Avec un retour des projets d'investissement.

Dans un tel contexte, il apparait normal que les investissements repartent de plus bel. Environ 51 % des entreprises et des industries investiront en 2015. Certes, il existe quelques disparités entre les activités, mais certains secteurs ont programmé de nombreux investissements : la pharmacie, la cosmétique et la biotechnologie (78,9 %), l'énergie (66,7 %), le bois, l'ameublement (66,7 %) et l'industrie automobile, ferroviaire, nautique, navale et équipementière (67,9 %).

Seule petite note négative : la visibilité des commandes reste un peu en-deca des espoirs de nos industries. Mais avec une bonne surprise à noter : la barre fatidique des six mois de visibilité est passée par près de 47 % des industries automobiles, ferroviaires, nautiques, navales et équipementières.

Du recrutement en perspective

Dans le Nord de la France, seulement 44, 4 % des entreprises ont un regard positif sur le pacte de compétitivité.

Les plus hostiles sont les Champenois, les Haut-Normands. Les Picards, les Nordistes et les Belges ont des avis plutôt partagés.

Ce désamour à l'égard d'un pan de la politique gouvernementale n'entame pas la volonté d'embaucher de nouveaux salariés.

Environ 60 % des entreprises souhaitent recruter en 2015. Dans le département du Nord, ce sont ainsi plus de 20 % des sociétés qui veulent embaucher de nouveaux collaborateurs et plus de 40 % qui sont prêtes à le faire. Un dernier chiffre est d'ailleurs symptomatique d'un changement de mentalités : 20 % des entreprises de 50 à 199 salariés recruteront en 2015 et 50 % souhaitent le faire.

Dans un pays attaché à ses industries

Les industriels conservent le moral et portent un regard bienveillant sur les activités emblématiques régionales.

Selon notre sondage, le produit ou l'équipement phare reste de loin l'automobile et la fameuse Toyota Yaris, devant l'industrie de l'acier et ferroviaire mais aussi les fabrications artisanales (la bière, le maroille et les verreries). Etonnamment, les activités du terminal méthanier, la fabrication de briques rouges et les lignes sidérurgiques remportent moins de suffrages.

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